Aventurière en carton

Dans moins d’un mois, je pars au Brésil. Enfin je pars pas m’y installer hein, juste en voyage. Si vous ne le saviez pas, mon petit frère y vit depuis novembre dernier, c’est donc l’occasion d’aller lui rendre visite. Une partie du voyage se fera d’ailleurs en famille puisque nous rejoignons mes parents là-bas qui arrivent avant nous. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que je suis partagée entre hâte et trouillardise.

J’ai toujours eu envie d’aventures et de grands voyages, mais en vérité je ne suis pas une grande aventurière et les occasions ne sont jamais présentées (back in 2012 où je devais partir en Cali avec mon ex sauf qu’on s’est quitté 2 mois avant ><).
C’est donc la première fois que je sors de l’Europe (pour B. aussi).
Je ne parle ni Espagnol, ni Portugais (j’ai commencé à prendre quelques leçons mais c’est très très basique). B. non plus. L’anglais ? très peu parlé au Brésil apparemment. J’ai peur des insectes, de l’insécurité, de me faire arnaquer, de me perdre, de pas réussir à me faire comprendre. Je vous ai jamais dit que j’étais une grande stressée ? Les premiers jours mon frère sera là, c’est la coté rassurant, on aura quelques jours pour s’acclimater.
Du coup, je n’arrive pas à préparer ce voyage. On a les billets d’avion, les principaux logements, on sait donc à peu près où on va. Mais je n’arrive pas à me plonger plus que ça dedans. J’imagine toujours que j’ai le temps que c’est dans longtemps. Je repousse continuellement. Je n’arrive pas à me donner à fond dans les cours de portugais.

J’ai aussi un peu l’impression que  c’est irréel, que ce n’est pas moi qui part. Que j’ai tellement imaginé des centaines de voyages sans les faire, que là c’est encore pareil…

Rio de Janeiro - (c) Pixabay
Rio de Janeiro – (c) Pixabay

Bon je vous peins un tableau un peu noir, mais j’ai besoin de l’exprimer. ça a l’air tellement facile pour tout le monde de partir à l’autre bout du monde (dans un pays qui ne parle ni anglais ni français c’est surtout ça je crois qui me terrifie).
J’essaie de me rassurer, en me disant que le portugais c’est pas si éloigné du français, qu’un petit livre m’aidera pour les conversations de bases, que je suis pas plus courge que les autres, que le Brésil c’est encore assez proche de nous culturellement parlant je veux dire. Avec tout ça je n’appréhende même pas les 10 ou 11 heures d’avion, c’est l’avantage ^^.

Heureusement j’ai trouvé une petite astuce, quand je commence à trop stresser, je regarde des photos du Brésil et ça suffit à me donner le sourire. Bon j’en regarde pas trop pour garder l’effet de surprise quand même. J’ai hate quand meme, ça va etre une belle aventure…

PS : N’hésitez pas à faire péter vos tips, bonnes adresses et spots de surf sur Rio, Salvador et Ilha Grande.